Carrières Bois de la Barre

Capitale mondiale de la pierre meulière, La Ferté-sous-Jouarre était mondialement connue jusqu’au XIXe siècle grâce à la dureté exceptionnelle de la pierre extraite dans ses carrières, qui alimentait les moulins du monde entier. Aujourd’hui encore, on retrouve des pierres à pain fertoises dans toute l’Europe mais aussi en Amérique… et jusqu’en Nouvelle-Zélande ! Le pain, nourriture essentielle de tous les temps, est composé de farine devant être broyée.

Dès l’Antiquité, on écrasait les graines de blé à l’aide de pierres frottées les unes aux autres.

Au Moyen Âge, l’eau et le vent furent les forces motrices des moulins et l’on extrayait de la terre des blocs de pierre pour écraser le grain dans les moulins. Grâce à une très bonne qualité de pierre, La Ferté-sous-Jouarre va développer un savoir-faire de réputation dans la meulerie.

Après la Révolution, la libéralisation des terrains va accentuer l’essor de ce métier. On abandonne progressivement la fabrication de meules « monolithes », c’est-à-dire constituées d’un seul bloc de pierre, pour appliquer la technique de « meules à l’anglaise », constituées de plusieurs morceaux de choix de pierre, les « carreaux ». On extirpait ces pierres dans toutes les collines environnantes de La Ferté-sous-Jouarre : Tarterel, le bois de la Barre… Cette industrialisation verra son apogée au XIXe siècle. La Ferté-sous-Jouarre, à cette époque, comptait 23 entreprises, la production annuelle atteignait 1000 à 1200 meules et 80 à 100 000 carreaux qui partaient par bateaux, puis par chemin de fer dans le monde entier, on en retrouve encore dans plusieurs pays. Les sociétés : Gueuvin-Bouchon-Dupety-Orsel, Gilquin, Ladeuil, Roger, Fauqueux… ont beaucoup participé à la prospérité de la ville.

Vers 1860, de grands moulins industriels apparaissent et utilisent un nouveau système de mouture. De nombreuses petites minoteries, victimes de cette concurrence, ferment progressivement. Le commerce des meules de pierre s’effondre lentement.

En 1881, de cette crise va naître la Société Générale Meulière, fusion de 9 sociétés fertoises, qui n’arrêtera pas le déclin. Les ouvriers meuliers épuisés par un travail très laborieux (l’espérance de vie ne dépassant pas 45 ans) lancent une longue grève en 1910, puis en 1914 commence la Première Guerre mondiale qui achèvera la chute de cette industrie.

Depuis 2003, le conseil général de Seine-et-Marne et la municipalité de La Ferté-sous-Jouarre ont ouvert au public l’« espace naturel sensible du bois de la Barre » qui offre un parcours pédagogique pour découvrir la faune, la flore et bien sûr le travail réalisé sur cette pierre extraite de cette terre. Plusieurs rues dans la ville rappellent cette industrie : rue du Port-aux-Meules, rue des Carreaux, rue des Carriers, rue des Meulières, rue des Rayonneurs…

L’Office du Tourisme souhaite mettre en avant son territoire par le biais de visites guidées . Ce sera notamment le cas les 19 et 20 mai prochains à l’occasion des Journées Européennes des Moulins et du Patrimoine meulier. L’office de tourisme organisera dans ce cadre des visites guidées au Bois de la Barre.

Type de site : Site Meulier
Type de visite : Site ouvert à la visite
Situation : Seine-et-Marne
Date(s) : 19 mai 2019,
Tarif(s) : inconnu
Mail du contact : info@tourismepaysfertois.fr
Caractéristiques
Parcours
Balade
Randonnée
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