Landes (40)
40250 SAINT-AUBIN
Catégorie : moulin à eau
Lieu d’accueil du public : Moulin de Poyaller - 40250 SAINT-AUBIN
Date : 11 Mai - 18 et 19 mai 2013
Horaires : 12h30 à 18h30
Organisateur : Martine BIREMBAUT
Personne à contacter : Martine BIREMBAUT
Tél. : 05 58 97 95 72
Courriel : mail@moulin-poyaller.com
Lieu d’accueil du public : Moulin de Poyaller - 40250 SAINT-AUBIN
Date : 11 Mai - 18 et 19 mai 2013
Horaires : 12h30 à 18h30
Organisateur : Martine BIREMBAUT
Personne à contacter : Martine BIREMBAUT
Tél. : 05 58 97 95 72
Courriel : mail@moulin-poyaller.com

Le Cerf Blanc
Description de la manifestation :
Droit d’entrée : 6€ adulte - 4,5€ enfants
Pour en savoir plus : www.moulin-poyaller.com
- Samedi 11 Mai 2013 :
Concours de pain ouvert à tous : fabriquez votre pain, amenez-le au moulin. Le pain gagnant permettra à celui qui l'a fabriqué de venir visiter le moulin autant de fois qu'il le souhaite dans l'année et votre pain vous permettra de venir au moulin. - Samedi 18 Mai 2013 :
14h à 18h30 Visite à demi-tarif - Samedi 11 Mai - Samedi 18 Mai et Dimanche 19 Mai 2013 :
14h à 18h30 : Visite du Moulin à Eau, démonstration de fonctionnement et fabrication de farine. Histoires de meuniers. Visite du Parc Animalier aménagé de part et d'autre de la rivière alimentant le Moulin à Eau (Cerfs et biches Blancs - Wallabies - Alpagas etc...)
Droit d’entrée : 6€ adulte - 4,5€ enfants
Pour en savoir plus : www.moulin-poyaller.com
| Téléchargez l'histoire du moulin de Poyaller ici : | |
| File Size: | 479 kb |
| File Type: | |
Au Moulin de Poyaller, des Cerfs Blancs comme la farine.
Si vous voulez savoir comment, un jour, un cerf est devenu tout blanc…
A cette époque, le meunier livrait lui-même ses clients et, pour ne pas leur déplaire et aussi parce qu’il aimait çà, à chaque arrêt, il acceptait de prendre un verre ou deux et se lançait dans d’interminables discussions qu’il oubliait très vite.
Ce jour-là, après avoir déjà livré le 5é client, le meunier était encore frais, au moins, il le pensait. Alors qu’il traversait la forêt, il vit, près d’un ruisseau, un Grand Cerf doté d’une paire de bois qui lui parut gigantesque. Toujours inquiet d’une possible agression de vagabonds, le meunier avait pris l’habitude d’emmener avec lui son fusil. Rapidement il le chargea, épaula, visa le cerf et enfin tira, faisant s’envoler des milliers d’oiseaux, effrayés par le bruit infernal qui jaillit du canon du fusil.
Il posa le fusil sur ses genoux et observa… plus rien. Le cerf était probablement tombé dans l’herbe haute et devenu invisible. Il s’approcha, mais ne vit rien d’autres que quelques brins d’herbe écrasés, semblant témoigner de la présence récente d’un animal à cet endroit.
Le meunier reprit sa route, mais il aurait vraiment aimé montrer ce superbe animal à ses clients. Personne n’allait le croire, un Cerf énorme ! Tant pis, ce sera pour une autre fois, se disait-il. Et la journée se poursuivit, comme à l’habitude.
Le soir, quand il repassa près du ruisseau, il avait encore tellement bu qu’il s’était assoupi, laissant le soin à l’âne Cadichon de ramener la charrette presque vide au moulin. Le cerf était revenu. Quand il le vit, Cadichon se mit à braire, tentant de faire comprendre au grand cerf que son maître endormi était incapable de lui faire le moindre mal.
Semblant comprendre, il s’approcha, puis l’âne lui fit signe de le suivre jusqu’au moulin. Le cerf hésita un peu, renifla le meunier endormi, puis il se mit à suivre l’âne et la charrette.
Arrivé au moulin, le cerf alerté par quelques mouvements paraissant indiquer le réveil du meunier, alla se réfugier dans le moulin dont la porte était grande ouverte. Il n’avait jamais vu çà, à l’intérieur, tout était blanc, et puis il y avait, partout, de très gros sacs qui sentaient bon. Ils sentaient ce que lui, le cerf aimait par-dessus tout quand il en trouvait à certaines périodes de l’année, au milieu des graines muries par le soleil. Il s’en approcha, puis, à l’aide de ses bois, fit un trou dans un sac, puis dans un 2é, et encore un 3é et un 4é. Qu’elle était bonne cette poussière blanche qu’il était libre de manger, autant qu’il en voulait!
C’est alors que, par la fenêtre, il vit la tête du meunier, puis les cris de ce dernier, furieux de voir sa farine éparpillée partout dans le moulin. Le cerf ne fit ni une ni deux ; il bondit, arrachant au passage, un sac accroché au plafond qui finit de le blanchir totalement. Et c’est un cerf tout blanc qui sortit du moulin à ce moment devant les yeux ahuris du meunier et de son âne.
Depuis ce jour, quand une graine de farine vient se mêler à une graine de biche, il arrive qu’un jeune faon naisse tout blanc.
Au Moulin de Poyaller, nous avons retrouvé un descendant de l’âne. Il s’appelle aussi Cadichon et avec Cadichette, ils feront encore un petit, en cette année 2012.
Le meunier buvait trop. C’est une meunière, Martine, plus sage qui l’a remplacé et qui fabrique ce qu’aujourd’hui, on appelle farine « bio » alors qu’autrefois « farine » suffisait amplement à justifier la qualité du produit.
Et puis, dans la forêt, il ne fait plus de tournées, Jean-Charles s’occupe de préserver les quelques cerfs blancs qui, avec des graines de biches et des graines de farine, parviennent à faire naître d’autres faons tout blancs (attendus pour le mois de Juin)
A cette époque, le meunier livrait lui-même ses clients et, pour ne pas leur déplaire et aussi parce qu’il aimait çà, à chaque arrêt, il acceptait de prendre un verre ou deux et se lançait dans d’interminables discussions qu’il oubliait très vite.
Ce jour-là, après avoir déjà livré le 5é client, le meunier était encore frais, au moins, il le pensait. Alors qu’il traversait la forêt, il vit, près d’un ruisseau, un Grand Cerf doté d’une paire de bois qui lui parut gigantesque. Toujours inquiet d’une possible agression de vagabonds, le meunier avait pris l’habitude d’emmener avec lui son fusil. Rapidement il le chargea, épaula, visa le cerf et enfin tira, faisant s’envoler des milliers d’oiseaux, effrayés par le bruit infernal qui jaillit du canon du fusil.
Il posa le fusil sur ses genoux et observa… plus rien. Le cerf était probablement tombé dans l’herbe haute et devenu invisible. Il s’approcha, mais ne vit rien d’autres que quelques brins d’herbe écrasés, semblant témoigner de la présence récente d’un animal à cet endroit.
Le meunier reprit sa route, mais il aurait vraiment aimé montrer ce superbe animal à ses clients. Personne n’allait le croire, un Cerf énorme ! Tant pis, ce sera pour une autre fois, se disait-il. Et la journée se poursuivit, comme à l’habitude.
Le soir, quand il repassa près du ruisseau, il avait encore tellement bu qu’il s’était assoupi, laissant le soin à l’âne Cadichon de ramener la charrette presque vide au moulin. Le cerf était revenu. Quand il le vit, Cadichon se mit à braire, tentant de faire comprendre au grand cerf que son maître endormi était incapable de lui faire le moindre mal.
Semblant comprendre, il s’approcha, puis l’âne lui fit signe de le suivre jusqu’au moulin. Le cerf hésita un peu, renifla le meunier endormi, puis il se mit à suivre l’âne et la charrette.
Arrivé au moulin, le cerf alerté par quelques mouvements paraissant indiquer le réveil du meunier, alla se réfugier dans le moulin dont la porte était grande ouverte. Il n’avait jamais vu çà, à l’intérieur, tout était blanc, et puis il y avait, partout, de très gros sacs qui sentaient bon. Ils sentaient ce que lui, le cerf aimait par-dessus tout quand il en trouvait à certaines périodes de l’année, au milieu des graines muries par le soleil. Il s’en approcha, puis, à l’aide de ses bois, fit un trou dans un sac, puis dans un 2é, et encore un 3é et un 4é. Qu’elle était bonne cette poussière blanche qu’il était libre de manger, autant qu’il en voulait!
C’est alors que, par la fenêtre, il vit la tête du meunier, puis les cris de ce dernier, furieux de voir sa farine éparpillée partout dans le moulin. Le cerf ne fit ni une ni deux ; il bondit, arrachant au passage, un sac accroché au plafond qui finit de le blanchir totalement. Et c’est un cerf tout blanc qui sortit du moulin à ce moment devant les yeux ahuris du meunier et de son âne.
Depuis ce jour, quand une graine de farine vient se mêler à une graine de biche, il arrive qu’un jeune faon naisse tout blanc.
Au Moulin de Poyaller, nous avons retrouvé un descendant de l’âne. Il s’appelle aussi Cadichon et avec Cadichette, ils feront encore un petit, en cette année 2012.
Le meunier buvait trop. C’est une meunière, Martine, plus sage qui l’a remplacé et qui fabrique ce qu’aujourd’hui, on appelle farine « bio » alors qu’autrefois « farine » suffisait amplement à justifier la qualité du produit.
Et puis, dans la forêt, il ne fait plus de tournées, Jean-Charles s’occupe de préserver les quelques cerfs blancs qui, avec des graines de biches et des graines de farine, parviennent à faire naître d’autres faons tout blancs (attendus pour le mois de Juin)